Tour d’horizon du marché de la cigarette électronique en France

Tour d’horizon du marché de la cigarette électronique en France

La tendance est depuis quelques années à la cigarette électronique et au vapotage en France, mais aussi dans d’autres pays européens. Cela pourrait s’expliquer d’une part, par le fait que de plus en plus de personnes se rendent compte du côté nocif de la cigarette traditionnelle.

Cette adoption de la cigarette électronique a fait que son marché connaît une certaine évolution au fil du temps. Les adeptes de cigarette électronique en France sont désormais très nombreux, et ce nombre ne cesse d’augmenter.

Découvrez à travers cet article, quelques informations relatives à la cigarette électronique en France et l’évolution de son marché. Mais d’abord…

Qu’est-ce que la cigarette électronique ?

La cigarette électronique est également appelée e-cigarette ou vapoteuse. Elle a été inventée en Chine au début des années 2000 et vendue en France à partir de 2010. A la base, le concept de e cigarette a été développé en 1963 par Helbert Gilbert et repris par l’ingénieur chinois Hon Lik au début des années 2000.

Il s’agit d’un dispositif électronique qui vaporise un liquide, aromatisé ou non, contenant de la nicotine, ou parfois n’en contenant pas. Ce système crée un aérosol qui est inhalé, mais qui ne brûle pas. Il produit une vapeur qui ressemble à la fumée d’une cigarette traditionnelle, mais diffère en ce qu’il ne s’agit pas de tabac brûlé.

Une e-cigarette se compose de trois éléments différents : une batterie, un réservoir et une résistance qui produit la vapeur. Il est alimenté par des bouteilles de e-liquides aromatisées : il existe actuellement plus de 7 700 saveurs différentes. Enfin, ils existent en deux formats : jetables et rechargeables.

Quelles sont les dernières tendances sur le marché français ?

Il y a actuellement environ 2 millions de fumeurs en France (4,4% des personnes âgées de 18 à 75 ans).

Mais le potentiel théorique du marché de la vape reste important. Si 45% des fumeurs en France (sur un total de plus de 11 millions de personnes âgées de 18 à 75 ans) passaient à l’e-cigarette, le marché représenterait près de 2 milliards d’euros, soit deux fois la taille du marché actuel.

Toutefois, ce potentiel est très hypothétique et de nombreux freins doivent encore être levés pour qu’il devienne une réalité. Selon Xerfi, les autorités réglementaires sont encore assez réticentes à adopter les e-cigarettes.

Cela n’empêche pas les géants du tabac de redoubler d’efforts pour tenter de convertir les dosettes françaises (systèmes fermés), résume Xerfi dans son analyse. Et ce, malgré le fait que le Juul américain ait échoué sur le marché français.

Ces dosettes séduisent en fait les vapoteurs novices en quête de simplicité. Autre grand avantage : ces e-cigarettes « fermées » sont souvent très compactes.

Les dosettes présentent également de sérieux avantages pour leurs fabricants. La marque Liquid Pods génère de facto des revenus récurrents et dégage des marges confortables. Dans ce contexte, les colosses du tabac n’ont aucun avantage à promouvoir un marché ouvert de la vape.

Pour se préparer à la transition vers des « produits à risque réduit », les compagnies de tabac consolident leur réseau de commercialisation. Il s’agit de buralistes, dans plus de 15 000 points de vente.

Les e-cigarettes sont désormais l’un des principaux moteurs de croissance pour ces détaillants de tabac. En fait, certaines marques sont distribuées presque exclusivement par leur réseau, comme la marque française E-CG ou Nhoss. Cela leur permet également de se différencier des détaillants spécialisés.

S’ils continuent à élargir leur offre, les buralistes seront bien placés pour profiter du passage des fumeurs au vapotage dans les années à venir. Après tout, ce sont ces clients qui seront le moteur de la croissance du marché à l’avenir.

Les quelques 3 000 magasins spécialisés restent toutefois le principal canal de distribution, avec une part de marché comprise entre 55 % et 65 % en France, selon les estimations de Xerfi Precepta. Ils devancent les détaillants en ligne (entre 20 et 30 %) et les buralistes (entre 10 et 20 %). Si les indépendants sont légion, trois réseaux de franchise (J-Well, Clopinette et Vapostore) regroupent plus d’une centaine de points de vente.

Des perspectives prometteuses pour la cigarette électronique en France

En France, il y a près de 3 millions de vapoteurs enregistrés. Beaucoup passent aux e-cigarettes pour de nombreuses raisons. Le marché de la vape devrait connaître une croissance de 5 à 10 % par an jusqu’en 2023. C’est au cours de cette même année que le chiffre d’affaires du marché devrait dépasser le seuil de 1,3 milliard d’euros.

Selon France vapotage, pas moins de 1,6 million de Français ont arrêté de fumer grâce au vapotage. Dans le même temps, 1,9 million de personnes ont réussi à réduire leur consommation de tabac. Plus qu’un simple effet de mode, le vaping tend à entrer dans les habitudes des Français et à s’installer au cœur de notre société. Les perspectives de ce marché sont très prometteuses.

Quelle place occupe le marché de la cigarette électronique français dans le monde ?

En 2019, le marché de l’e-cigarette en France a généré plus de 820 millions d’euros de revenus, plaçant le pays en troisième position derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. En outre, le marché a connu une croissance de 21 % entre 2017 et 2018. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette utilisation des e-cigarettes, comme le caractère innovant du produit, sa visibilité croissante ou l’augmentation du prix du tabac.

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